
UNE INSTITUTRICE DE LA GRAND’CROIX PIONNIERE DE LA RESISTANCE ET LES SIENS
Un hommage à Renée Peillon a été organisé le samedi 3 septembre 2011 à 14 h 00.
BREF RESUME DE LA VIE DE RENEE PEILLON :
Renée Peillon est née le 24 avril 1921. Son père, Marcel Peillon est ingénieur au laboratoire de chimie des Aciéries de la Marine. Sa mère, Marie Paccaud est femme au foyer. Hélas elle meurt un an après la naissance de sa seconde fille prénommée Denise, laissant la famille dans une grande tristesse.
Renée et Denise seront élevées par leur grand mère maternelle qui habite à proximité du domicile paternel.
Marcel Peillon s’occupe beaucoup de ses filles. Il suit avec attention leur éducation. Intelligentes et sages, elles usent sans excès de la grande liberté qui leur est accordée. A l’école, Renée apprend vite. Elle est la première de sa classe. En 1932, malgré son jeune âge, elle est admise en 6ème moderne au lycée de jeunes filles à Saint Etienne.
Renée Peillon est bachelière à 17 ans 1/2. Un cas exceptionnel en 1938 où bon nombre de jeunes filles interrompent leur scolarité au brevet supérieur. Elle veut être institutrice et consacrer sa vie à l’enfance.
En cette année scolaire 1943-1944, Renée Peillon est une institutrice comblée à l’école maternelle de La Grand’Croix où les enfants l’adorent.
Le lundi 28 août 1944, Renée Peillon est chargée d’une double mission pour les F.F.I. Elle quitte Rive de Gier aux aurores dans une traction de l’Armée Secrète. Elle rejoint Vienne par la N86 sur la rive droite du Rhône. A l’approche de Loire sur Rhône, les combats se rapprochent, soudain elle se trouve face à face avec une patrouille de nazie qui, sans sommation, ouvre le feu et la crible de balles. Renée Peillon, est atteinte à une jambe, au ventre et au visage. Elle s’abat dans le fossé. La nuit venue, les combats s’apaisent, Renée Peillon pourra être secourue.
Devant la gravité des blessures, un brancard est improvisé et à travers des sentiers détournés, Renée Peillon est conduite à l’hôpital de Mongelas à Givors. Le chirurgien en chef, assisté de deux autres médecins, décide de l’amputer. L’opération réussit mais les blessures au ventre son préoccupantes. A la fin de l’après midi, Renée Peillon expire. Elle sera inhumée au cimetière d’Izieux dans la tombe familiale le 2 septembre 1944.
Nous devons garder dans nos coeurs le souvenir vivant de Renée Peillon, jeune institutrice de La Grand’Croix qui aux heures tragiques de l’occupation ne manqua ni de courage ni d’esprit de décision et de sacrifice.